Déviation de la lumière
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Récemment, la lumière s’est imposée comme matériau signifiant dans ma production et j’ai conçu deux sculptures qui portent littéralement la lumière naturelle ou artificielle d’un point vers un autre : La première se superpose pour l’instant à la fenêtre de mon atelier et capte la lumière extérieure. La seconde est une source d’éclairage électrifiée. Je dis de ces deux sculptures qu’elles sont des « chemins de déviation de la lumière ». Dans les deux cas, la lumière captée ou produite électriquement se réfléchit – au mur ou au sol – telle une tache lumineuse dont la forme et le format dépendent de l’embouchure des sculptures.

De nouveaux questionnements sémantiques et formels surgissent, auxquels je veux donner suite : Existe-il une hiérarchie entre ombre et lumière dans leur ordre d’apparition et si oui, comment le renverser ? Comment faire apparaître un rectangle lumineux là où on attend une ombre propre ? Comment donner plus de poids à l’immatérialité de la lumière qu’à la matière ?